Le groupe Tahoe met fin à son projet de casino dans la ville de Ciboure
Vendredi 17 avril 2009
Les casinotiers français connaissent actuellement une période difficile avec la crise économique mondiale. Les dépenses sont surveillées et chaque établissement étudie de près sa rentabilité. Les groupes Partouche et Barrière ont à plusieurs reprises annoncé des fermetures de casinos si l’Etat ne leurs venait pas en aide. Le groupe Tahoe joue, lui aussi, la carte de la sécurité. En effet, il a décidé de ne pas lancer un établissement dans la ville de Ciboure, proche de Saint Jean de Luz, dans le pays Basque.
Un projet dangereux pour le groupe Tahoe mais intéressant pour la mairie
La décision de ne pas ouvrir de casino a été prise par le groupe Tahoe car la crise a un effet néfaste sur l’industrie du jeu d’argent. De plus, les établissements ne manquent pas dans cette région. Ainsi, le groupe Tahoe a donc annulé ce projet qui tenait pourtant à cœur à la mairie. Pour la collectivité, cette ouverture aurait permis de créer 50 emplois et aurait rapporté près d’un demi million d’euros de revenus de taxes par an à la ville.
Les casinos de Pyrénées Atlantiques
Ciboure est une ville de Pyrénées Atlantiques. Ce département compte déjà beaucoup de casinos. Les principaux groupes y sont présents. Seul Tahoe n’y est pas encore. Le groupe Barrière dispose d’un établissement dans le département, avec celui de Biarritz. Le groupe Tranchant possède celui de Pau, le groupe JoaCasinos celui de Saint Jean de Luz et le groupe Partouche ceux de Salies de Béarn et de Hendaye.
La situation du groupe Tahoe
Le groupe Tahoe est un petit casinotier face aux géants que sont les groupes Barrière ou Partouche. En effet, il ne gère actuellement que 4 établissements en France : celui de Megève, celui de Font Romeu, celui de Collioure et celui du Cap d’Agde. Le casino de Ciboure aurait amené son nombre d’établissements à 5 mais la mauvaise conjoncture financière actuelle en a décidé autrement. Pour survivre, le groupe ne peut prendre des risques trop importants surtout en ces temps de crise. La période réclame plutôt de faire des économies et non des dépenses.