Ouverture du marché français : pas avant 2010
Samedi 8 novembre 2008
Contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques semaines, l’ouverture du marché des paris sportifs en ligne et des jeux en ligne en France ne se fera pas avant début 2010, selon les dernières affirmations de notre ministre du Budget, Eric Woerth.
Les participants au colloque du mois d’octobre, on le sait, étaient déjà dubitatifs quant au respect du calendrier annoncé alors…mais ce report à une date imprécise de « début 2010 » ne fait que renforcer leur scepticisme, Eric Woerth soulignant en outre qu’il ne s’agit là que d’un souhait et non d’un réel échéancier pour l’attribution des premières licences.
Peu d’espoir donc du côté des opérateurs quant aux avancements espérés pour les deux prochaines années, si l’on analyse objectivement la situation : outre Manche par exemple, deux années ont été nécessaires entre le vote de la loi et l’ouverture effective du marché. En France la loi n’a même pas encore été présentée et nous sommes à l’aube de 2009…il semble donc que les dates annoncées par notre gouvernement ne tiennent pas compte de la réalité de la tâche, et qu’il y a donc peu de chance qu’il puisse respecter ce calendrier.
Le ministre déclare pourtant qu’un projet de loi est à l’étude, lequel devrait être près dans les prochaines semaines, et qui sera présenté avant la fin de l’année en conseil des ministres…encore un élément qui laisse dubitatifs les casinotiers car il repousse d’autant sa présentation au parlement.
Notre ministre annonce également sa présentation à la Commission Européenne, sans préciser de date cette fois. De deux choses l’une, ou bien Bruxelles donne son aval au projet, ce qui serait une bonne chose, ou la Commission demande au gouvernement de modifier son texte, et cela signifie encore plus de retard…
Quant aux douloureux thème de la reconnaissance mutuelle…pas d’avancée de ce côté là, la France ayant réaffirmé sa volonté de pouvoir sanctionner à sa guise tout opérateur, site ou même joueur sur notre territoire, ce qui, bien évidemment ne sera pas vu d’un bon œil de la part de l’Europe.
En attendant, les casinotiers nationaux sont toujours interdits d’opérer sur Internet en France, contrairement aux étrangers qui le font sans connaître de grand risque. Cette concurrence déloyale continue de motiver les casinotiers comme le casino Partouche à tenter de contourner notre législation.